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City of Ys

I

Through the history of the world's many dramatic natural disasters, the earth's surface almost always reveals a deeper thruth than that which meets the eye; is it divine, or could it be a more sinister force?  A deathly silence seems to hover over a place which witnessed an incident, and sadly human memory has a greater capacity to remember a crime, or perhaps our shameful more than our good and glorious deeds.

Here however, the majestic and spectacular bay of Douarnenez seems to provide us with an exception to the rule.  Calm blue seas role peacefully over the ruins of a sunken city.  The armoricain version of Sodom found itself wanting, and was struck by the hand of the Almighty, but the sea is a great leveler, beautiful in the sunshine on Dahut's face, the accursed daughter of king Grallon. 

However, when november storms rage and gales houl the death knell of souls everywhere, the bay is yielded up, the waves raised high in the wind,  a gulf opens up and the terrified mariner discovers way down at the bottom beneath a shroud of seaweed, the remains of the atlantic city of Ys. Ys as it was, which was said to rival Lutetia (Par-Is : same as Ys) was a city that never slept. And so, at a place called Toul-Dahut, where the princess lived, the dreaded noise of the seas seems to meet with the wailing of the eternally condemned for their sins.

The island of Tristan rises at the entrance of the rade just off-shore. From the top of this isle, crowned by the ruins of the old Fontonelle fortress, one can take in the magnificent view of these infamous places: the Bay of Douarnenez with its jagged cliffs, the Cap de Chèvre (cape goat) and in the distance the three grey headlands of Menez-hom...such witnesses to many turbulent times: horrific and bloody, bring together the ghosts of Dahut and that of baron Fontenelle, the atrocious duo; both heart wrenching and poetic, if one brings to mind the tragic imagery of Sir Tristan, galant knight of the round table and of Iseult the blond, princess of Cornouaille who would die on these rocks.

But this time we don't need to speak of the fair complexion of Iseult. We will look at the legend of Ys and of Dahut.
The city was built on the beach and only had a high sea wall to protect it from the ocean and secured by padlocks  who's keys were hidden away in an iron chest. King Grallon always kept his golden key to the chest safely around his neck. According to Albert le Grand, Saint Guénolé often visited Grallon in his marvelous city, fervently preaching against the abominations he saw being committed in the town, completely caught up in riches, orgies and self obsession.  And sadly, this same behaviour was indulged in none other than by the daughter of the king.

Then, one night, (a sad night in november), the ferocious sea smashed against the ramparts protecting the palace which glimmered with the lights of the banquet being held. Dahut radiant in her beauty, was out braving the storm, accompanied by a young gent, walking on the terrace above the great walls.

It could have been said that the wild conditions that night only heightened her drunkenness. Was it a moment of weakness in a wayward life, coaxed by a demon perhaps, eager for such a beautiful victim? ,
_ Yes, that's what I want, she cried - I want the death of this town, from whence Guénolé would have me flee, I wish it all were drowned, even this night!  I want to see her go down like a ship. Let this vile people know my agony!
_ Oh heavens ! the young man cried out fearfully.
Dahut sent a menacing grimace into the abyss, punching the sky defiantly; then looking down at her fiancé eyes burning with contempt, she continued:
_ The locks will be open, and soon the sea...liberated oceans passing through...Hoël, what a storm that would be!!
_ mais, nous périrons, malheureusement ! Et vous-même la première…
_ Que non pas, Hoël. Obéissez, ou renoncez à Dahut pour jamais. Je vous donnerai la clef des écluses pour ouvrir la porte d'airain. Puis, remontant aussitôt, vous conduirez au pied de la tour du fanal, trip et trep, les chevaux du roi. Ils courent plus vite que la mer : nous serons sauvés.

II

Or, quiconque eût vu le vieux roi sur sa couche eût été rempli d'admiration en le regardant ; ses cheveux blancs comme neige couvraient ses épaules, et sa chaîne d'or pendait autour de son cou.
Quiconque eût été aux aguets eût vu la blanche fille entrer tout doucement dans la chambre, pieds nues, et s'approchant peu à peu de son père, se mettre à genoux et lui enlever chaîne et clef.
Toujours il dort, il dort le roi. Alors on entend un grand cri : le puits déborde ; la ville est submergée.
_ Lève-toi, seigneur roi, à cheval et loin d'ici.
La mer vient de rompre ses digues.
Soudain, à la vue du moine, son conseiller, son ami, Grallon se lève. Il cherche sa fille. Elle n'est pas dans sa chambre ; il l'appelle en vain. Guénolé a vu l'eau qui monte rapidement ; il supplie le roi et l'entraîne du côté des écuries du château.
_ Ciel ! que vois-je ? s'écrie Grallon ;ma fille déjà montée sur mon meilleur coursier !…
A ces mots, il s'élance en selle, en retenant la princesse, qui tente d'échapper à ses étreintes paternelle. Puis les chevaux emportant le moine, le roi et sa fille, fuient, avec les ailes de l'épouvante, les ondes plus rapides encore. Et les flots, poussés par un vent lugubre, roulaient au loin sur les grèves immenses.

Bientôt, à la vue des vagues qui gagnaient toujours et venaient baigner les jarrets des chevaux, le saint irrité dit au malheureux prince :
_ Seigneur, si tu ne veux pas périr, jette le démon que tu portes en croupe.
_ Le démon, reprit le roi, le démon, où est-il ?
_ Le voilà ! s'écria Guénolé en touchant Dahut du bout de son bâton pastoral.
Et l'infortunée, tombant à la renverse, disparut dans les flots, qui s'arrêtèrent comme satisfaits de leur proie.

C'est là que l'on montre au voyageur le Toul-Dahut, tombeau de la criminelle princesse.
Hoël avait fidèlement obéi à l'ordre sinistre que sa cruelle fiancée lui avait donné en lui remettant la clef fatale. Mais, sans aucun doute (telle était l'ire de Dieu), il ne put fuir assez vite les ondes déchaînées par sa main. Ah ! ce fut plus terrible qu'une tempête.

III

_ Habitant de l forêt voisine, qui veilles la nuit, as-tu vu passer dans le val sombre, ou sous la voûte du bois profond, les chevaux sauvages du roi d'Armorique ?
_ Je ne les ai point vus passer dans le bois ; mais la nuit, du fond de ma caverne solitaire, j'ai entendu le galop sonore des chevaux de la mort : trip, trep, trip, trep, roulant comme la foudre.
_ Pêcheur de l'île Tristan, vois-tu quelquefois la blonde fille de la mer peignant sa chevelure d'or, assise sur un rocher de la grève et se mirent dans les vagues ?
_ Je vois le soir, lorsque l lune est voilée, une fille éplorée qui psse dans la brume humide au-dessous du cap lugubre ; Je l'entends gémir ; ses gémissements pénètrent l'âme. Je l'entends parfois chanter ; ses chants sont plus plaintifs que les flots…

Et la mer ébranle sans frein les ruines et les tours de la cité ensevelie… Chaque flot qui passe arrache une pierre, comme le souffle du Temps qui balaie sans merci les jours de l'univers.