Claude Monet et l’histoire de la peinture à Belle-Île

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Le 12 septembre 1886, Claude Monet pose pour la première fois le pied sur Belle-Île. Il vient chercher de nouvelles sources d’inspiration et l’océan est son nouveau défi. La beauté magique de la nature et de la côte sauvage le fait rester plus de deux mois sur l’île bretonne durant lesquels il se consacre intégralement à son art. Ce séjour fera évoluer la peinture du maître de l’impressionnisme et marquera un tournant décisif dans le travail pictural de l’artiste.

Monet et Belle-Ile, une histoire d’amour

À la recherche de nouveaux paysages et d’une ambiance nouvelle, Claude Monet décide, en 1886, d’aller peindre deux ou trois petites choses à Belle-Île-en-Mer, « un pays superbe de sauvagerie, un amoncellement de rochers terribles et une mer invraisemblable de couleurs ». Son périple qui devait ne durer qu’une semaine ou deux, s’étale sur 75 jours durant lesquels le peintre réalise 39 toiles, dont Les rochers de Belle-Ile, la Côte sauvage, Pluie à Belle-Île-en-Mer (exposé au musée de Morlaix), Les Pyramides de Port Coton, Rochers à Port-Goulphar…C’est le début de la démarche sérielle de l’artiste.

Sur place, il se lie d’amitié avec un Bellilois, Poly, seule figure humaine sur les toiles du maître, qui devient son guide sur l’île. Monet n’hésite jamais à braver les tempêtes et déplace aventureusement son chevalet au bord des falaises à pic pour immortaliser les magnifiques paysages de l’île bretonne. Influencé par les estampes japonaises d’Hokusai, il réalise ainsi des toiles très différentes qui dépeignent les immensités insulaires, vierges de toute figure humaine, dont il parvient à maîtriser les couleurs infinies, les lumières changeantes et les multiples vibrations lumineuses. Le travail de Monet à Belle-Île-en-Mer obtient un grand retentissement dans le petit monde de la peinture parisienne.

C’est ainsi que débute l’histoire de la peinture à Belle-Île qui devient alors un lieu de pèlerinage pour de nombreux peintres comme John Russell, Jean Puy ou encore Jean Hélion, tous en quête de lumière et de couleur absolue, de nature sauvage et de beauté insulaire.

Claude Monet, Père de l’Impressionnisme

Claude Monet est né le 14 novembre 1840 à Paris. Après avoir commencé à crayonner en esquissant des caricatures, Monet commence à peindre ses premières toiles de paysages en été 1858. Sur les conseils de Eugène Boudin, il s’installe à Paris pour suivre des cours et y rencontrer d’autres artistes.

Il tente alors de rentrer à l’École des beaux-arts, mais le jeune artiste essuie un refus. En 1861, il fait ses classes au sein du 1er régiment de chasseurs d’Afrique stationné en Algérie avant de reprendre des cours d’art dans l’atelier de l’École impériale des beaux-arts de Paris. S’en suivent des années de misère où Monet est contraint d’emprunter de l’argent à ses proches et ses tableaux sont très souvent saisis.

Vers 1870, Monet est en quête de personnalité artistique, alternant périodes de succès et d’échecs. En 1872, Monet peint Impression, soleil levant représentant une vue du port du Havre dans la brume, œuvre qui donna son nom au mouvement impressionniste.

À partir de 1890 et fort de son expérience à Belle-Île, Monet se consacre à des séries de peintures (le même motif à différentes heures de la journée, à diverses saisons) et réalise Les Meules, La Cathédrale, Les Peupliers, Une matinée sur la Seine, Nymphéas… Il s’éteint le 5 décembre 1926 dans sa maison de Giverny à l’âge de 86 ans.

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