Il demande la nationalité bretonne et la répudiation de sa nationalité française

Aucun Commentaire 1187 Vues

Récemment, un militant indépendantiste breton a demandé la répudiation de sa nationalité française et exigé l’obtention de sa « nationalité bretonne » auprès de l’État français. Alors, l’obtention d’un passeport breton est-elle possible ?

Un bras de fer avec l’État français

Il est breton, se revendique de nationalité bretonne et souhaite officiellement renoncer à sa nationalité française. Jonathan Le Bris a demandé en mai 2016 un certificat de répudiation de sa nationalité française au tribunal d’instance de Rennes.

« J’accuse la France de m’avoir arbitrairement privé de ma véritable nationalité et demande donc à cette même France de me reconnaître tel que je suis, un citoyen européen de nationalité bretonne » déclare le Lorientais d’origine qui, pour l’heure, vit à  Belfort. Il demande donc la répudiation de sa nationalité française au profit de sa « Citoyenneté Européenne de Nationalité Bretonne ».

Le passeport breton
Le passeport breton

Le couac, la nationalité bretonne n’existe pas !

Quoi, la nationalité bretonne n’existe pas ? Eh oui ! L’administration française ne peut pas créer d’apatride, c’est-à-dire de personnes sans nationalité du tout. Elle ne reconnait donc pas de nationalité bretonne, n’en déplaise aux défenseurs de la souveraineté bretonne et promoteurs des nations celtes…

Quel recours pour faire valoir ses droits ?

Si les délibérations ne sont pas en sa faveur, l’irréductible breton est prêt à continuer le combat. Il est résolu à présenter sa demande devant la Cour de justice de l’Union européenne, juridiction ayant déjà reconnu le concept de citoyenneté « européenne de nationalité bretonne » il y a 50 ans pour reconnaître le prénom breton des enfants des époux Goarnig. À l’époque l’état civil français avait refusé d’inscrire les enfants du couple dans le registre. Ces derniers sont devenus des parias de l’administration, privés d’état civil, sans papiers, sans existence légale… Il fallut  attendre 1964 pour que la loi d’avril 1803 ne reconnaissant que les prénoms du calendrier républicain soit abrogée.

Même si la requête est avant tout symbolique et que la décision de justice pourra prendre plusieurs mois, voire plusieurs années, la  demande de Jonathan Le Bris ne pourrait jamais aboutir…Affaire à suivre !

Spread the love

Laisser un commentaire

Votre e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués ( requis )

*

code

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Incontournables