Le phare est composé de deux tours tronconiques accolées
et orientées Nord-Est - Sud-Est ; celle située au Sud-Est,
la plus large avec les anciens logements des gardiens, porte la lanterne
datant de 1926, avec murette en maçonnerie de pierres apparentes.
L’autre Nord-Est, plus étroite, renferme l’escalier circulaire
et est surmontée d’une coupole semi-sphérique.
Historique
C’est après une visite de l’Ile d’Ouessant, en
août 1685 que Vauban proposa les plans de la construction d’une
tour dotée d’un rôle défensif qui signalerait
les dangers dans le Nord Ouest de Brest. En ces temps troublés,
les phares servent alors autant à signaler les côtes qu’à
donner l’alerte en cas d’agression.
L’étude de la construction de deux fanaux, l’un à
l’est et l’autre à l’ouest de l’île,
fut confiée à l’Ingénieur Seignelay fils de
Colbert. Finalement seule la tour du Stiff à l’Est fut construite
en 1699 par l’ingénieur Molard . Le phare du Créac’h
ne fut , quant à lui, édifié que 164 ans plus tard.
1700 - Le feu du phare est mis en service pour la première
fois. Pendant une vingtaine d’années le feu ne fonctionnera
que de manière épisodique. En 1717 le foyer est endommagé,
il ne sert pratiquement plus.
1720 - Le régent ordonne que le feu soit rétabli.
1776 - Le feu est allumé toute l’année.
1783 - Le feu est doté d’une lanterne contenant un
système d’éclairage de 12 lampes à huile munies
de réflecteurs sphériques en métal puis de réflecteurs
paraboliques et becs d’Argand (1820).
1831 - Le Stiff reçoit son appareil lenticulaire. Il prend
le caractère de "feu fixe" de premier ordre, selon le
plan d’éclairage des côtes de France établi par
Augustin Fresnel.
1890 - Le premier appareil lenticulaire du phare du Créac’h
est transféré au Stiff : feu à éclats réguliers
de 20 s en 20 s, 2 éclats blancs alternant avec un éclat
rouge.
1926 - L’ancienne optique du phare du Créac’h
est remplacée par celle qui s’y trouve encore de nos jours.
L’architecture du phare du Stiff est très caractéristique
: deux tours tronconiques accolées, celle qui a le plus grand diamètre
portant la lanterne et abritant les anciens logements de gardiens, l’autre
étant surmontée d’une coupole sphérique, renferme
un escalier à vis.
Depuis 1978 une tour radar est érigée à ses côtés
pour renforcer la surveillance des" rails "de l’entrée
de la manche.
Le phare est électrifié en 1957 et automatisé en
1993.
L’allumage et l’extinction sont désormais commandés
par une cellule photoélectrique, et les installations sont télécontrôlées.
Les agents du phare du Creac’h font l’entretien et la maintenance
de l’établissement.
| Source: site de la DDE du Finistère |
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