| Situé à un mille en mer à l’ouest de
la point du Raz, côté est du Raz de Sein, le phare de la Vieille,
érigé sur le rocher de Gorle Bella (la roche la plus éloignée),
carré et trapu comme une tour médiévale dresse sa silhouette
crénelée au dessus des déferlantes qui lui sont familières.
A cet endroit particulièrement dangereux pour la navigation, l’îlot
de la Vieille forme une pointe avancée que les navigateurs contournent
pour passer de la baie d’Audierne à la mer d’Iroise.
Historique du phare : suite à l’avis d’une commission des phares
exprimée en 1860 et 1861, le principe de la construction d’un phare
de 3è ordre sur la Vieille est retenu et les ingénieurs
sont invités à présenter en 1862 un avant-projet
( en même temps d’ailleurs que le feu de Tévennec ). Cet
avant-projet est toutefois ajourné en raison de difficultés
de construction et certainement aussi parce que d’autres chantiers comme
celui d’Ar Men viennent d’être entrepris.
Pour ces raisons, on décide, dès 1872 de mettre en sommeil
le projet de la Vieille dont on palliera l’absence par un système
d’éclairage combinant le feu de Tévennec et le fanal du
Raz (allumé en 1874).
En réalité les travaux d’approche commenceront dès
1879. Approuvées par décision ministérielle de décembre1881,
les maçonneries du soubassement de la tour débuteront le
5 août 1882. Le phare sera allumé le 15 septembre 1887. A
cette date les deux feux du Bec du Raz furent éteints.
Les études ont été faites et les travaux exécutés
sous la direction de Messieurs les ingénieurs en chef FENOUX de
1879 à 1885, CONSIDERE en 1886 et 1887 et M. MINIAC ingénieur
ordinaire. Les chantiers ont été surveillés par M.
le conducteur PROBESTAU.
Relève de la Vieille avant automatisation :
Si le ravitaillement d’un phare en mer n’offre pas de difficultés
par temps calme, il n’en est pas de même lorsque la houle se forme.
La moindre houle, grossie par les courants du Raz de Sein, rend souvent
la relève difficile. Chacun ici connaît la violence avec
laquelle la mer déferle.
Ces travaux de consolidation dureront encore 17 ans. C’est seulement
en 1897, soit 32 ans après la première enquête de
l’ingénieur JOLY, qu’on peut considérer la tour
d’Ar Men comme véritablement achevée, c’est à
dire à l’abri de tout danger.
| Source: site de la DDE du Finistère |
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