Le phare du Créac’h ("promontoire"
en Breton) situé à l’extrémité Ouest de
l’île d’Ouessant fut l’un des phares les plus puissants
du monde. Il est très reconnaissable avec ses bandes noires et blanches.
Son ancienne usine éléctrique abrite aujourd’hui le musée
des Phares et Balises. Sept agents assurent son entretien et le suivi du
télécontrôle de l’ensemble des Etablissements de
Signalisation Maritime du Finistère avec une veille 24 heures sur
24.
Historique
Depuis le XVII ème siècle, les textes font état
de l’intérêt qu’il y aurait de construire à
Ouessant un second feu qui améliorerait la sécurité
dans ces parages dangereux.
Ce n’est qu’ en 1860 qu’est signé le décret
impérial qui permet la construction du nouveau phare. La pointe
de Feunteun Velen dans la sud-ouest de l’île est dans un premier
temps choisie pour site, mais en définitive le phare sera construit
au lieu dit "CREAC’H" qui signifie "promontoire en
breton".
La fin de la construction et la mise en service de ce phare datent de
1863, soit 164 ans après le Stiff.
Le phare du Créac’h avec celui de Bishop Rock en Angleterre
signalent l’entrée de la Manche pour les navigateurs venant
de l’Atlantique.
Allumé le 19 décembre 1863, électrifié le
4 novembre 1888, renforcé en 1901, il a bénéficié
de toutes les avancées technologiques en matière d’éclairage.
A son sommet en 1987 a été installé un système
d’éclairage (3 lampes de 300W) pour empêcher les oiseaux
migrateurs de s’y heurter.
En 1969, le système est remplacé par 4 lampes à
arc sous atmosphère de xénon développant une puissance
de 1600Wchacune.
Ce système fonctionnera jusqu’à fin 1995 puis sera
remplacé par 4 lampes aux iodures métalliques de 2000W.
| Source: site de la DDE du Finistère |
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