| Le Tro Breizh |
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Les Romains avaient conquis (entre autres) l'Aremorica, qui deviendra
la Bretagne, ainsi que les îles Britanniques. Au V ème siècle,
lorsque survinrent les envahisseurs, Angles et Saxons, les Bretons insulaires
décidèrent de traverser la mer pour se réfugier sur
la péninsule Armoricaine, la terre de bonheur dont parlaient leurs
anciens. Ils allaient y fonder une nouvelle civilisation.
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Les Armoricains accueillirent ces nouveaux venus sinon avec sympathie, du moins
sans animosité. On leur laissa les terres dont personne ne voulait parce
que peu productives. Ils les mettrons en valeur, courageusement, patiemment.
Ils seront défricheurs, bâtisseurs, évangélisateurs.
Ils avaient des connaissances inconnues des autochtones et pratiquaient une
religion nouvelle, le Christianisme. On viendra consulter et écouter
leurs guides.
Peu à peu, ces Bretons devinrent très influents. Ils créèrent
des paroisses. L'Aremorica devint peu à peu la petite Bretagne (la Bretagne
actuelle).
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Lorsqu'ils moururent, le peuple breton tout entier voulut les honorer
en les prenant pour modèles. On en fit des saints et les lieux
où s'étaient fixés les sept plus célèbres
d'entre eux devinrent le siège des sept évêchés
breton. On y construisit une cathédrale qui prit leur nom : Saint
Corentin à Quimper, Saint Patern à Vannes, Saint Malo, Saint
Brieuc, Saint Samson à Dol, Saint Tugdual à Tréguier,
Saint Pol-de-Léon.
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Pour que chacun garde en mémoire leur souvenir, on inventa un tour de
Bretagne, le Tro Breizh, véritable pèlerinage des sept saints
fondateurs, que chaque Breton devait faire une fois (au moins) dans sa vie.
On pouvait le commencer par la ville de son choix, mais parcourir 20 km par
jour afin d'effectuer les 255 km en un mois maximum. Cette tradition durera
jusqu'au XV ème siècle.,
Celui qui ne satisfaisait pas à cette obligation, devait le faire après
sa mort, pendant son purgatoire, avec une clause supplémentaire : il
n'avançait que tous les sept ans, de la longueur de son cercueil ! Cela
favorisait nettement les plus grands par rapport aux plus petits. Mais dans
l'au-delà, on a tout son temps.
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