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Guy Éder de La Fontenelle

De son nom entier Guy Éder de Beaumanoir de la Haye, dit la Fontenelle, né en 1572 ou 1573, mort supplicié en 1602 en Place de Grève à Paris, fut un chef de guerre combattant du côté des Ligueurs pendant les guerres de la Ligue et un brigand célèbre dans la Bretagne de la fin du XVIe siècle, surnommé "Ar Bleiz" ( Le loup en breton). Sa date et son lieu de naissance sont incertains. Ses parents étaient Éder de Beaumanoir, issu d'une famille noble de la région de Quintin, et Perronnelle de Rosmar de Kerdaniel.

Agé de 16 ans, il est élève au collège de Boncour (futur collège de Navarre) à Paris où il montre déjà des signes de sa future vie dépravée. Âgé de 18 ans, il réunit quelques domestiques et d'autres jeunes, et s'allie à la populace qui était sous les armes pour le parti catholique et entame ses rapines dans le Trégor, s'installant d'abord dans le château de Kersaliou en Pommerit-Jaudy, pillant châteaux, bourgs et villages. En 1590, il ravage le Trégor et la Cornouaille ; sa cruauté est légendaire. A la tête d'une troupe de 400 cavaliers, il se livre partout, avec son lieutenant Jean de la Noë, à des meurtres, des massacres et des pillages du côté de Tréguier, Pontrieux, Lannion, Callac,  Morlaix,  Châteauneuf-du-Faou, .. Puis ayant installé son repaire dans la forêt de Laz, il écume la région des Montagnes Noires.

Profitant des guerres de la Ligue, il se constitue une bande de bandits de la région et cette bande devenait tous les jours de plus en plus nombreuse. La sinistre équipe pille gaillardement les bourgades, fait des prisonniers qu’on échange contre forte rançon. Une véritable terreur s’installe dans la contrée et les ravages de la bande s’étendent maintenant jusqu’aux évêchés de Saint-Brieuc et de Tréguier. Arrêté par le duc de Mercoeur au cours d’une de ses expéditions il fut rapidement libéré contre la promesse d’aider le duc lors du siège de Craon. Ce fut une victoire pour le duc de Mercoeur, et La Fontenelle repris aussitôt ses exactions en forêt de Laz. En juin 1593, La Fontenelle s’empara par ruse du château du Granec que des paysans des environs tentèrent en vain de reprendre.  La répression fut atroce ; une boucherie. Il est maintenant à la tête d’un millier d’hommes de sac et de corde et continue d’écumer la région du Poher et de la Cornouaille. Ayant enlevé par surprise Marie Le Chevoir, fille de Renée de Coatlogon, il s’installa avec elle dans l’ile Tristan à Douarnenez, ile dont il fit son quartier général avec une garnison de 700 hommes et d’où il lança des expéditions dans le pays bigouden. La ville et le port de Penmarc’h très riches à l’époque furent totalement détruits et ne s’en remirent jamais. Et ça continua dans toute la basse Bretagne. Compris dans le traité que le duc de Mercoeur signe avec Henri IV, il obtient le pardon du roi pour tous ses crimes et devient même gouverneur de l’Ile Tristan. Mais il est bientôt accusé d’avoir conspiré avec le duc de Biron au profit des Espagnols et est condamné lors de son procès au supplice de la roue. Il est exécuté et rompu vif à Paris en place de Grève en septembre 1602, âgé de 28 ans seulement. Sa tête fut exposée quelques jours au sommet de la porte de Toussaint à Rennes.

L’épée de La Fontenelle se trouve au musée départemental breton de Quimper.