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Gilles de Rais

Né en 1404, Gilles de Laval, baron de Rais est l’héritier d’une fortune qu’il va multiplier grâce à des héritages et à son mariage. Baron de Bretagne, de moyenne noblesse, il s’est très tôt distingué dans la carrière des armes surtout en 1429 au côté de Jeanne d’Arc. Il prendra avec elle Orléans le 7 mai 1429. A l’âge de 25 ans, il est fait maréchal de France. A la tête d’une des plus grandes fortunes d’Europe, il la dilapida dans des projets les plus fous. Il se fit construire une chapelle d’un luxe incroyable, digne d’un roi de France qui engloutit des sommes colossales. Pour le service des messes on dit qu’il recrutait des enfants de chœur séduisants. Autre dépense astronomique, le projet de représentation d’un mystère : le Mystère du siège d’Orléans » avec 650 rôles, dans lequel un personnage représentait Rais lui-même.

Sa famille commença à s’inquiéter de ses dépenses inconsidérées et obtint en 1435 un édit du roi interdisant à quiconque de faire commerce avec lui. Il fit venir d’Italie un parfait escroc, Franco Prelati qui réussit à la convaincre qu’il était capable de fabriquer de l’or. Ayant cédé un de ses châteaux à un religieux, il chercha à le récupérer par la force. Mal lui en prit car il mit contre lui le duc de Bretagne et l’évêque de Nantes ce qui causera sa perte.
En 1440 une enquête officielle est ouverte concernant des disparitions d’enfants et on interroge les parents des enfants disparus. Le 15 septembre Gilles de Rais est arrêté à Nantes avec ses plus fidèles serviteurs et deux procès s’ouvrent trois jours après. L’un en justice civile rendu par le duc et le parlement de Bretagne et l’autre devant la justice ecclésiastique représentée par l’évêque de Nantes, Jean de Malestroit.

Le tribunal séculier reproche au prévenu sa félonie, c’est-à-dire le refus d’obéir au duc de Bretagne, son suzerain, dans la prise du château, et des assassinats d’enfants. De son côté, le tribunal ecclésiastique juge Gilles de Rais pour hérésie, sorcellerie avec évocation des démons, viol de l’immunité de l’Eglise lors de l’enlèvement du malheureux clerc entré en possession de l’un de ses châteaux, et enfin pour sodomie.

Deux serviteurs de Gilles de Rais confirment les enlèvements. Ils avouent qu’ils pourvoyaient leur maître et qu’ils participaient même à l’assassinat des enfants. La simple menace de la torture suffit à faire passer le prévenu aux aveux. Il confesse qu’il a commis ses premiers crimes sexuels en 1432. La confession de Gilles de Rais est particulièrement horrible. Le procès ecclésiastique mentionne 140 enlèvements et le procès civil plus de 200. Gilles de Rais est condamné, avec ses deux complices, à être pendu et à avoir son cadavre brûlé. Il est également excommunié pour hérésie. Son « repentir » qui vient après les accusations lui vaut d’être réintégré au sein de l’Eglise, puis d’être enlevé du bûcher et enterré avec les honneurs dus à son rang. Ses deux complices furent brûlés. Prelati fut condamné à la prison à vie mais s’échappa. Il fut cependant pendu plus tard pour d’autres crimes.

Gilles de Rais était-il coupable ? Bien qu’aucune preuve ne vienne étayer l’innocence de Gilles de Rais, quelques historiens ont mis en doute sa culpabilité.Dans son livre "Plaidoyer pour Gilles de Rais", Jean-Pierre Bayard présente Gilles de Rais comme une victime de l'Inquisition. Tous les corps n’ont pas été retrouvés mais dans les souterrains du château de La Suze-sur-Sarthe  qui a appartenu à G. de Rais, près de 50 crânes humains auraient été découverts quelques temps après le procès.