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 Marie de Kerstrat

Bretonne célèbre - Marie de KerstratElle est née le 25 juillet 1841 au château de Trohanet en Langolen (Finistère) et est décédée le 20 décembre 1920 à Pont-l'Abbé.

De son nom Marie de Tréouret dont le père portait le titre de comte de Kerstrat. C’est une pionnière du tourisme dans la région de Pont-l'Abbé et de la diffusion des spectacles cinématographiques au Canada et aux États-Unis (1897-1910), puis aux Bermudes, à Saint-Pierre-et-Miquelon et à Saint-Malo.

Descendante des Mirabeau et de la meilleure noblesse de Basse Bretagne elle épouse en 1868 à Paris, Louis Étienne Hermain Gustave Grandsaignes d'Hauterive, dont elle aura un fils unique, Henry Louis Marie Grandsaignes d'Hauterive.

Grâce à un héritage, elle aménage à Loctudy un lieu non cultivé près de l'estuaire de la Rivière de Pont-l'Abbé et à proximité d'un moulin à marée, dit moulin du Suler, qui donne son nom à la propriété. Elle y fait construire quatre villas dédiées à l'accueil des riches touristes, en particulier anglais, à partir de 1882. Elle est parfois considérée comme l'inventrice du village de vacances. Comme hôtesse, elle doit imaginer des animations et des distractions : promenades sur terre et sur mer, soirées récréatives, jeux, etc.

Son fils qui exerce tant bien que mal la profession d’avoué a gaillardement croqué toute la dot de sa femme et doit donc trouver une solution pour la rembourser. C’est sa mère qui doit prendre les choses en main. L’époque est à une nouvelle attraction : le cinématographe inventé par les frères Lumière. Voilà la solution : faire connaître cette invention en allant projeter des films au Nouveau Monde. En 1897, après la mort de son mari, elle décide de s’embarquer avec son fils à Liverpool pour Montréal avec tout un matériel de projection acheté aux frères Lumière. La traversée et l’arrivée sont rocambolesques ; pour ne payer que le prix d’une cabine, elle s’est déguisée pour apparaître la moitié de son âge et se faire passer pour l’épouse de son fils. On décide de faire des séances de projection itinérantes à travers la campagne du Québec. On trimballe donc tous les jours le lourd matériel. Elle tient la caisse pendant que le fils, beau parleur, fait les commentaires et accompagne les images au piano. On projette des courts films achetés en France au moyen de l’appareil qu’on appelle « historiographe »

A partir de 1901 on décide d’entreprendre des tournées aux Etats-Unis, à New-York et même Saint-Louis. Mais la concurrence est devenue trop rude pour les petits exploitants et ils doivent se retirer aux Bermudes où Marie ouvre une sorte de pension  famille mais ça ne marche pas bien. Après un passage à Saint-Pierre et Miquelon c’est le retour en France en 1913. Elle passe la durée de la guerre chez son fils à Rouen, puis tente de lancer une salle de cinéma à Saint-Malo ; c’est un échec.

De retour à Pont-l’Abbé, elle s’y éteint en 1920.
Des rues ou des allées Marie de Kerstrat  existent à Langolen, Loctudy, Plonéis, Pont-l'Abbé et Quimper.