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Brittany
Lighthouse Ar Men

Lighthouse Ar Men

mer402-B

The lighthouse Ar Men

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Collection: lighthouses of Brittany

Lighthouse Ar Men
Phare Ar Men


Matière: Résine
Taille: 12.3 x 6.7 x 8.0 cm

  • Localisation : Ile de Sein, Finistère
  • Construction : 1867 à 1881
  • Hauteur : 33,50 m
  • Élévation : 37 m
  • Portée : 23.50 milles nautiques


Ar-Men est l’un des phares les plus connus, en raison de son caractère isolé, des difficultés considérables qu’a présenté sa construction et du danger qu’il y avait à relever son personnel. Dans le petit monde des phares en mer, dont font partie notamment Kéréon, le Phare de la Vieille ou encore La Jument, c’est sans doute le plus mythique. Considéré comme un lieu de travail extrêmement éprouvant par la communauté des gardiens de phare, il a été surnommé par ces derniers « L’Enfer des Enfers ». Il n’était pas rare que, dans des conditions difficiles de mer et de vent, on ne puisse pas relever les équipes tous les 15 jours comme de normal. Les coups de boutoir portés par la grande houle pendant les tempêtes faisaient trembler tout l’édifice et pouvaient faire tomber tout ce qui était accroché aux murs, rendant ces périodes particulièrement insupportables pour les gardiens.

Il n’y a sur la partie occidentale de la chaussée d’Ar Men, connue sous le nom de "Basse Froide", aucune roche susceptible de servir d’assise à un phare. La seule solution qu’on puisse envisager serait la construction d’un phare à cinq milles de l’extrémité, sur Neurlac’h, la dernière des roches du port de Sein qui découvre à toute marée.

La commission des phares n’a pas cru devoir suivre cette conclusion et c’est à sa demande que l’Inspecteur Général des phares et Balises a prié M. Joly de se mettre en route pour Sein. Après quelques tentatives, ce n’est que le 16 avril 1867 que l’ingénieur Paul Joly, muni d’une ceinture de sauvetage, réussit pour la première fois à mettre le pied sur la roche.

L’ingénieur réussit à recruter des marins et passe un marché à forfait pour le percement de trous dans la roche, destinés au scellement des barres de métal qui serviront d’armature à l’assise du phare. C’est en mai 1867 que le "chantier" d’Ar Men est ouvert, chantier, nom pompeux puisque cette année là, on ne put accoster la roche que 7 fois ( 8h de travail ; 15 trous percés).

La difficulté particulière de la construction des phares en mer et notamment celle d’Ar Men est l’accès au rocher qui doit les porter (celui-ci se trouvant dans une zone de forts courants et remous ne découvre souvent qu’à marée basse).

La première tâche des constructeurs de phare est évidemment d’établir un système d’accostage qui doit permettre aux chaloupes et aux chalands d’approcher de la roche avec le maximum de sécurité. Pour cela, on doit forer la pierre de trous où sont ensuite scellés quelques organeaux d’amarrage ainsi que des pitons pouvant permettre aux gaffes de mordre et aux ouvriers d’accrocher si le récif est balayé par la mer.

Dès qu’ il y a chance d’ accostage, deux hommes descendent sur la roche, munis de leur ceinture de sauvetage, se couchent sur elle, s’y cramponnent d’ une main, tenant de l’autre un marteau et travaillant avec une activité fébrile, incessamment couverts par la lame qui déferle par dessus leur tête. Si l’un d’entre eux est entraîné par la force du courant, sa ceinture le soutient et une embarcation allait le repêcher pour le ramener au travail.

La construction d’Ar Men fut sans conteste la réalisation la plus difficile et c’est le 18 février 1881 qu’il est allumé pour essai. Enfin le 31 août 1881 le phare s’allume mais au lieu de triompher, les constructeurs sont comme effrayés de leur victoire.

Inquiets du diamètre trop réduit de la tour par rapport à sa hauteur et après plusieurs enquêtes, ils décideront de réaliser une ceinture ou enveloppe protectrice de 11,20 m de haut qui s’élèvera jusqu’à la hauteur de la plate-forme

Ces travaux de consolidation dureront encore 17 ans. C’est seulement en 1897, soit 32 ans après la première enquête de l’ingénieur JOLY, qu’on peut considérer la tour d’Ar Men comme véritablement achevée, c’est à dire à l’abri de tout danger.

Source: site de la DDE du Finistère

 

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