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La forêt de Brocéliande

Brocéliande, que les cartes appellent aujourd'hui Paimpont, mêle en un paysage de landes, de bois et d'étang, les témoignages de la préhistoire, les souvenirs historiques et la tradition de la plus belle des légendes médiévale, la légende arthurienne, legs du monde celtique.

Le poète anglo-normand Wace est le premier à évoquer Brocéliande dans ses romans, il insiste sur le fait que cette forêt, longue et large, est habitée, les Bretons le jurent, par les fées, tout en restant très réservé quant à son expérience personnelle, car lui ne les a point rencontrées.

C'est le romancier Chrétien de Troyes qui fonde la gloire littéraire et assure la réputation définitive de Brocéliande. Dans son roman Le chevalier au lion (Yvain) il en fait le centre de l'action, et fait connaître à toutes les cours les prodiges de la forêt bretonne.

Après lui la tradition se perpétue. Plus de quinze romans reprennent le thème de la forêt enchantée et de la fontaine aux merveilles, notamment au XIII ème siècle les ouvrages en prose consacrés à la vie de Merlin et aux exploits de Lancelot.

Mais Wace comme Chrétien de Troyes n'ont fait que reprendre et mettre par écrit des traditions orales originaires de Bretagne, cette Bretagne que le Moyen Age situe aussi bien dans l'île de Bretagne qu'en Armorique. Et les récits qu'utilisent les deux auteurs dans leurs histoires ou dans leurs romans, récits recueillis de la bouche des bardes et des poètes errants, ne sont que la transcription, dans le langage à travers la culture du Moyen Age, de fragments de l'ancienne mythologie celtique.

Si Brocéliande entre alors dans la littérature avec son cortège d'enchantements, c'est parce qu'elle est déjà l'objet de traditions surnaturelles, bien avant que l'écriture ne la transfigure en lieu obligé des exploits des chevaliers.

D'où peuvent provenir ces traditions, et cette façon de voir la forêt ?
On peut, raisonnablement, avancer trois hypothèses, la première est fournie par l'archéologie. Sur les zones les plus élevées de la forêt, les hommes de néolithique (3000 à 2500 avant J.C.) ont érigé plus d'une cinquantaine de tertres funéraires, d'allées couvertes, de coffres, de menhirs et d'alignement. S'agissait-il d'un temple nature ou d'une vaste nécropole ?
En tout cas il semble bien que dès cette époque les hommes ont commencé à voir en Brocéliande un lieu différent, plein d'une âme surnaturelle.

Une autre hypothèse, qui ne contredit en rien la première, au contraire, est fournie par la période celtique.