Une plateforme pétrolière au large de Belle-Île-en-Mer à l’horizon 2021 !

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La nouvelle est passée inaperçue dans le brouhaha de l’actualité, mais Belle-Ile-en-Mer, petite île bretonne au large du Morbihan,  pourrait bientôt devenir « l’Arabie Saoudite de l’Europe ». En effet, selon un arrêté publié jeudi au Journal officiel le 29 mars 2018, le ministère de la Transition écologique et solidaire a donné son accord à l’ouverture de nouvelles zones de forage pétrolier à six kilomètres de Belle-Ile-en-Mer au large du Morbihan. Les militants écologistes et les élus locaux montent au créneau et un grand rassemblement est prévu la semaine prochaine à Paris devant les portes du ministère.

De nouveaux forages pétroliers en prévision

C’est le Groupe Total SA, entreprise pétrolière française privée parmi les plus puissantes du monde, qui exploitera une plateforme offshore à quelques 3 mille nautiques de Belle-Ile.  Les travaux de construction débuteront fin 2018 et s’acheveront en 2021. À terme, ce sont d’autres compagnies comme ExxonMobil, Shell ou BP, qui seront autorisés à explorer durant cinq ans les fonds marins du Morbihan. Les réserves découvertes seraient de l’ordre de deux milliards de barils environ. Une loi des séries si l’on en croit la récente décision des États-Unis et de l’administation Trump d’ouvrir 90 % des eaux littorales du pays à l’exploitation du pétrole offshore, même sur des zones maritimes protégées.

Forages pétroliers…Quelles conséquences ?

Alors que la Bretagne a connu de nombreuses marées noires dans son histoire (on se souvient de l’Amoco Cadiz en 1978 puis de l’Erika en 1999), peut-on encore vivre sous la menace d’une catastrophe écologique et accepter qu’une plateforme pétrolière vienne polluer les côtes bretonnes ? L’attrait touristique du Morbihan ne risque-t-il pas d’être impacté avec ce champ pétrolier situé à seulement 20 kilomètres des plages de Bretagne Sud ?

Non à l’exploitation des hydrocarbures en Bretagne

Écologistes, citoyens et élus fermement opposés à ce projet, ainsi que les membres du LPB-NAPLP (Les Poisson Bretons n’aiment pas le Pétrole) ont lancé un appel à la mobilisation, lundi 2 avril à Paris. Un grand rassemblement est prévu devant le ministère de la Transition Écologique et solidaire pour dire NON à l’exploitation des hydrocarbures dans les eaux bretonnes.
Fort heureusement, toute cette histoire n’est qu’un poisson d’avril ! Pour être on ne peut plus sérieux et rassurer certains lecteurs, sachez que le gouvernement a adopté, fin 2017, un projet de loi sur la fin de la recherche et l’exploitation des hydrocarbures en France d’ici 2040.

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1 Commentaire

  1. Retournard

    J’adore votre site. La Bretagne est merveilleuse. Ravie d’avoir pu échanger avec vous au telephone l’autre jour. Cordialement. Chantal R.

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