Tremblement de terre en Bretagne, quel risque ?

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La Bretagne serait secouée une dizaine de fois par an par des tremblements de terre, le plus souvent sans que les habitants s’en aperçoivent. Et pour cause, la région est traversée par un ensemble de failles actives hercyniennes vieilles de plusieurs centaines de milliers d’années. Alors, peut-on s’attendre un jour à un séisme dévastateur en Bretagne ?

Les séismes en Bretagne : le Morbihan plus exposé !

Depuis 1980, le BCSF-Rénass (Bureau Central Sismologique Français) a enregistré 1 078 séismes en Bretagne, dont 26 événements significatifs d’une magnitude supérieure à 3,5 sur l’échelle de Richter.

Le plus important s’est produit en 2002 à Hennebont avec une magnitude de 5,4. L’état de catastrophe naturelle avait alors été reconnu. En novembre 2013, toujours dans le Morbihan, c’est au tour de Vannes de trembler avec un séisme d’une magnitude de 4,6. Un tremblement de terre de magnitude 3,9 se produit  le 11 octobre 2013 cette fois dans le Finistère, près de Brest.

Les tremblements de terre les plus forts enregistrés

Les séismes les plus remuants ont eu lieu le 2 janvier 1959  près de Quimper et  le second le 9 janvier 1930 près de Vannes avec une magnitude de 5 occasionnant de nombreux dégâts et de grosses frayeurs. Si on remonte dans le temps, à la date du 25 janvier 1799, le séisme du marais Breton Vendéen figure parmi les tremblements de terre les plus importants du grand ouest avec une intensité épicentrale évaluée à 7,5 !

Pourquoi les sismographes s’emballent en Bretagne ? La faute à la faille sud armoricaine !

En Bretagne, les séismes surviennent quand les grandes plaques tectoniques européenne et africaine se rapprochent et se frottent au travers de champs de compression, parmi lesquels figure la faille sud-armoricaine.  Cette faille de 500 kilomètres de long parcourt la Bretagne Sud, de la Pointe du Raz jusqu’à Nantes et traverse le Massif Armoricain, une ancienne chaîne de montagnes de l’ère primaire (-540 à -250 millions d’années) qui fut en des temps bien reculés semblable à l’ Himalaya. Certains pics atteignaient  3 000 m ou 4 000 m !

Quels risques ?

La Bretagne est classée  en zone d’aléa de niveau 2 (sur 5) et certains faits survenus au cours des dernières décennies, même s’ils n’ont pas fait de dégât, rappellent que le risque sismique en Bretagne n’est pas nul ! Comparée à ceux d’autres régions de France plus exposées au risque sismique (les massifs alpin et pyrénéen par exemple), la Bretagne est tout de même bien moins touchée, car la magnitude des tremblements est rarement exceptionnelle. Cela tient aussi à la nature granitique du sol breton qui résiste à tout et à la moindre importance de la faille sud-armoricaine, pas assez longue pour provoquer un tremblement de terre catastrophique. Il y a donc peu de chance que la Bretagne soit touchée par un cataclysme, un raz-de-marée ou un tsunami dévastateur.

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2 Commentaires

  1. dranreb

    Samedi matin nous avons entendu un grondement sourd pendant 3-4 secondes ,nous avons pensé que cela venait de notre chaudière ,il était 7h35 ,et lendemain on voit sur le journal qu’il y avait eu ce tremblement de terre à Loudéac , cela correspondait juste au même horaire , on est dans le 44 à Pont Château (St Guillaume ) et l’on est sur du rocher . Cela peut il ètre en rapport avec ce tremblement ?

  2. michel sevellec

    à revoir quand même 4 sur une semaine de 2.2 à 3.9 ?
    je demande

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