Prénom Derc’hen en Bretagne : Hourra, la justice autorise l’apostrophe !

1 Commentaire 266 Vues

En août 2017, un couple rennais s’est vu refuser le prénom breton qu’il souhaitait donner à son enfant en vertu d’une circulaire en date de juillet 2014. Après un tollé général parmi les élus bretons et l’intervention de la maire de Rennes, Nathalie Appéré, le parquet a finalement autorisé l’utilisation de l’apostrophe pour le prénom breton Derc’hen !

Une petite apostrophe et c’est toute la république qui est en danger !

L’histoire commence le 21 août 2017 lorsque le petit Derc’hen voit le jour dans une maternité rennaise. L’officier en charge d’enregistrer l’acte d’état-civil constate une orthographe non conforme à la loi et doit en référer au parquet. Eh oui ! Les parents ont eu l’idée « saugrenue » (ironie !) de placer une apostrophe au beau milieu du prénom de leur enfant… Le procureur fait alors enregistrer le prénom sans apostrophe, seule condition pour donner une existence légale à l’enfant. Pourquoi ? Parce qu’en France, l’usage d’une apostrophe dans un prénom est interdit ! Cela menacerait « l’unité du pays » et serait contraire au principe « d’égalité sans distinction d’origine ». Aujourd’hui, pour ne pas être hors-la-loi, vous devez donc choisir un prénom compatible avec l’alphabet français, autrement dit sans apostrophe ni tilde. Seuls les trémas, accents et cédilles sont autorisés. C’est ce que stipule la circulaire du 23 juillet 2014 !  Il aura fallu attendre 5 longs mois pour que le procureur général de la cour d’appel de Rennes autorise l’utilisation de l’apostrophe dans les prénoms bretons. « Des instructions destinées à autoriser l’utilisation de l’apostrophe dans le choix des prénoms vont être rapidement transmises à l’ensemble des procureurs de la République du ressort de la cour d’appel de Rennes », indique un communiqué du parquet publié le 26 janvier 2018.

Les prénoms bretons qui seraient interdits

Pour ne pas faire d’impair à l’état-civil et rester dans les clous de la République, voici une liste (non exhaustive) de prénoms bretons interdits : Fañch, Gwenc’hlan, Ioañ, Marc’haid, Kristoc’h, Alfoñs, Berc’hed, Frañseza, Goulc’hen, Gwiomarc’h, Klemañs, Laorañs, Gwenc’hlan… Si vous cherchez une idée de prénom celte ou breton pour votre enfant qui serait « légal », découvrez nos suggestions !

Spread the love

1 Commentaire

  1. ZONZON

    L’Etat autorise des prénoms qui n’en sont pas (Clitorine…..etc), des prénoms tirés de séries télévisées, des prénoms étrangers mais refuse à des parents fiers de leurs origines bretonnes ou amoureux de la Bretagne que leurs enfants portent un prénom breton sous le prétexte grotesque que l’unité nationale serait menacée. Hier la République a écrasée la Vendée par les armes, aujourd’hui elle utilise la langue et l’écriture pour tenter d’effacer l’âme de la Bretagne.

Laisser un commentaire

Votre e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués ( requis )

*

code

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Incontournables