Porter des sabots bretons, has been ou hyper tendance ?

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Anne de Bretagne en portait et était surnommée par les Parisiens « la duchesse en sabots », Georges Brassens louait ceux d’Hélène, tout crottés, mais dans lesquels il trouve les pieds d’une reine… Aujourd’hui, le sabot breton ou « botoù koat » (chaussures de bois) est toujours d’actualité. Noble et rustique, il se porte avec des chaussons de feutre, les charentaises, pour plus de confort, se fait plus fantaisiste avec des nœuds, des pompons et des rubans, se la joue plus sobre et esthète façon « Chanel » ou se chausse pour jardiner en toute simplicité. Qu’on se le dise, le sabot, breton de surcroît,  est à la mode !

Le sabot breton, une fabrication unique en son genre !

Métier autrefois indispensable, il ne reste aujourd’hui plus que quelques sabotiers en Bretagne. La grande majorité des saboteries bretonnes a fermé leurs portes au lendemain de la Seconde Guerre mondiale après l’arrivée des bottes dans les années 50. Heureusement, des irréductibles continuent de fabriquer des sabots dans la plus pure tradition ancestrale.  Débit du bois, façonnage des semelles et des sabots sur des machines qui existait déjà il y a 100 ans, découpe du cuir et montage artisanal… la fabrication de sabots est tout un art qui se transmet de génération en génération et chaque sabotier apporte sa marque de fabrique. En Bretagne, après finition de la partie bois, les sabots en hêtre sont fumés au dessus d’un feu alimenté par les copeaux de bois vert. C’est une technique unique au monde !

Les sabots d’antan… une chaussure de travail adaptée à chacun !

Les sabotiers bretons utilisaient principalement du hêtre qui présente l’avantage de ne pas se fendre au séchage comme le ferait le chêne et le châtaignier. Les paysans appréciaient les sabots à pointe pour retirer facilement la terre incrustée, tandis que les marins pêcheurs privilégiaient les sabots en peuplier, plus tendre, qui permet aux gravillons de s’enfoncer en dessous et de rendre le sabot naturellement antidérapant, bien pratique pour un usage sur le pont des bateaux tout comme les sabots-bottes avec montants en toile de voile huilée. Les contrebandiers commandaient des sabots à semelles inversées pour tromper les douaniers. Les dames, quant à elles, chaussaient des sabots en merisier vernis, bien plus coquets !

Où trouver des sabots en Bretagne ?

Si vous êtes un inconditionnel des sabots, classiques ou plus modernes et colorés, féminins ou masculins, vous trouverez votre bonheur dans les boutiques de derniers sabotiers de Bretagne comme la maison Rivalin à Quimper (29), la Saboterie de Cornouaille à Riec-sur-Bélon (29) , Au Sabot Camorien à Camors (56) ou encore les Sabots Levacher à Parigné (35). Autant d’artisans qui ont su dépoussiérer le sabot en recherchant de nouvelles matières, des lignes innovantes, des coloris actuels en alliant tradition et modernité.

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