L’origine celte de la fête d’Halloween

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Halloween, c’est la nuit où l’on joue à se faire peur. Les citrouilles brillent de mille feux, des hordes d’Harry Potter, de zombies et de vampires (mais aussi des princesses et des tortues ninjas)  envahissent les rues et frappent aux portes des maisons pour extorquer des sucreries au voisinage. Mais saviez-vous que la fête d’Halloween est à l’origine une fête religieuse celtique ?

Halloween et le nouvel an Celte

Ce sont les Irlandais fuyant la Grande famine (1845-1851) qui exportent cette tradition ancestrale aux États-Unis. Comme ils savent très bien le faire,  les Américains récupèrent le concept, remplacent les navets et les autres légumes utilisés en Irlande par des citrouilles, les vitrines des magasins sont décorées en orange et noir, le placard des maisons débordent de chocolat et de bonbons en forme de crapaud ou de tête de mort.

Mais avant de devenir la  fête commerciale et le défilé carnavalesque que nous connaissons aujourd’hui, la nuit du 31 octobre « All Hallows Eve » (le soir de tous les saints) est une ancienne fête druidique appelée Samon par les Gaulois et Samhain par les Gaels d’Écosse, d’Irlande et de l’île de Man, fête durant laquelle les morts reviennent sur terre !  Les Celtes ne connaissaient que deux saisons. L’été débute au mois de mai et l’hiver dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre.

Lors de cette nuit spéciale, les portes de l’Autre Monde sont ouvertes. De grands banquets rituels sont organisés par les druides. Des feux sacrés symbolisant la victoire contre la mort sont allumés pour effrayer les mauvais esprits. Des sacrifices de chevaux en Irlande ou de taureaux en Gaule sont pratiqués (ça rigole pas !) et les mortels dansent et festoient autour des flammes pour conjurer les forces du mal.

Par un décret officiel en 835, le pape Grégoire IV et Louis le Pieu instaurent la sacro-sainte Toussaint qui signe l’arrêt de mort du Samhain et des autres rituels celtes associés à cette fête.

Halloween en Bretagne

En Bretagne, on célèbre le « kalan-goañv » qui annonce aussi le début de l’année et l’arrivée de l’hiver, la «saison sombre » (mizioù du en breton). La veille de la fête des Morts (Goël ann Anaon), les défunts entrent en communication avec les vivants et visitent les maisons des familles. Il est d’usage en Bretagne d’allumer un feu (feu de l’Anaon) dans la cheminée pour purifier les âmes errantes, mais aussi de déposer des crêpes, du cidre ou du lait sur la table pour sustenter les morts.

En Irlande, Écosse et Pays de Galles…

En Irlande, la fête de Samhain est très populaire et la légende Jack à la lanterne s’invite dans tous les foyers. Celle de Stingy Jack, ivrogne  notoire et détestable personnage, condamné à errer éternellement dans l’obscurité avec sa lanterne jusqu’au jugement dernier…

En Écosse, terre de fantômes par excellence, on confectionne des lanternes avec des betteraves que l’on creuse pour leur donner l’apparence d’une tête avec des yeux et une bouche. On y place ensuite une bougie pour effrayer les mauvais esprits.

Au Pays de Galles, la nuit d’Halloween s’appelle « Nos Galan Gaeaf » (littéralement « la nuit du commencement de la nouvelle année celtique »). On allume de grands feux de joie sur les collines pour éloigner les êtres maléfiques comme la dame blanche Ladi Wen ou le « Hwch Ddu Gwta » (un animal mythique qui revêt l’aspect d’une truie noire sans queue).

Si vous aussi, vous vous apprêtez à fêter Halloween, découvrez vite le mythe de l’Ankou ou encore des histoires de fantôme en Bretagne avant de faire chauffer les citrouilles le soir du 31 octobre !

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1 Commentaire

  1. FierDeLaFrance

    Halloween est donc une fête aux origines françaises.

    Vive la France !
    En espérant qu’Halloween redevienne massivement populaire en France, d’ici les prochaines années.

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