L’émigration bretonne : partout où tu vas tu croises toujours un breton !

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C’est bien connu, les bretons sont de grands voyageurs toujours en quête de nouveaux horizons et la diaspora bretonne est l’une des plus importantes dans le monde. Pourquoi les bretons ont-ils la bougeotte ? Petit point sur l’émigration bretonne du IIIe siècle à nos jours…

Quand les bretons dominaient les mers d’Europe

Au IIIe siècle, la cité des Vénètes, aujourd’hui Vannes, rayonne sur toute une partie de l’Europe grâce à sa flotte et sa puissante économie. Les marins bretons connaissent parfaitement les voies maritimes qui mènent aux richesses du Nord. Ils commercent avec la Grande-Bretagne, l’Espagne et l’Italie. À cette époque déjà, les bretons, on en trouve partout !

Les bretons fuient la Bretagne…

Entre le IVe et le Vie siècle, l’Armorique est une terre d’immigration pour les européens, notamment pour les britons (les britanniques) qui fuient les invasions des barbares nordiques et germaniques…mais au début du moyen-âge, c’est l’effet inverse.
Face à la férocité des hordes vikings qui s’abattent sans aucune pitié sur la Bretagne, les moines fuient leurs abbayes en emportant avec eux leurs trésors, la haute noblesse bretonne leur emboîte le pas et émigre en Angleterre. Ainsi, les bretons seront légions dans les rangs de l’armée de Guillaume le Conquérant lors de la bataille d’Hastings en 1066. Ils recevront en récompense d’immenses domaines et deviendront d’authentiques gentlemen farmer.

Les bretons montent Paris !

Au XIVe siècle, des centaines d’étudiants, dont un certain Yves Hélory de Kermartin (qui allait devenir Saint Yves ou le saint patron de toutes les professions de justice et de droit), quittent leur sacro-sainte Bretagne pour suivre des études à Paris.

Les bretons à la conquête du monde

Au XIV et XVIe siècle, les bretons parcourent les océans pour développer leur économie grâce au commerce de l’or, des pierres précieuses, de la soie et des épices. C’est l’époque de Jacques Cartier, grand navigateur et explorateur malouin. Les marins et commerçants bretons installent des comptoirs au Canada, en Louisiane, à Terre-Neuve mais aussi le long des côtes africaines du golfe de Guinée.

Fin XIXe : l’exode bretonne

C’est le début de la révolution industrielle et les bretons ratent le coche…Ils ne parviennent pas à moderniser leur agriculture et la Bretagne perd près d’un million d’habitants qui migrent à travers toute la France, en Amérique du nord (sans doute pour faire des crêpes à New-York !) et dans le monde entier. Les français font la connaissance de Bécassine, l’archétype de la bonne « provinciale » qui quitte sa Bretagne natale pour tenter sa chance dans la capitale !

Aujourd’hui, le Gwenn-ha-Du (drapeau breton) flotte à travers le monde : au sommet du Machu Picchu, au Taj Mahal, sur la muraille de chine ! La communauté bretonne tisse sa toile à l’international et apportent dans ses valises toute une culture avec ses fest noz, bagadou et cercles celtiques, crêpes, galettes et kouign-amann…qu’elle fait découvrir à ses hôtes.

Photo : J. Pedrono

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