Le phare de Tévennec, un lieu hanté et maudit !

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Des phénomènes étranges, des accidents mortels, des  hurlements lugubres… le phare de Tévennec serait le théâtre d’événements étranges et terrifiants. Construit au XIXe siècle sur un îlot maudit entre l’île de Sein et la pointe du Raz dans le Finistère, le phare de Tévennec fait partie des lieux les plus hantés de Bretagne et traîne une sinistre réputation.

Un îlot maudit dans la tourmente de la mer d’Iroise…

Bien avant la construction du phare en 1875, le minuscule ilot de Tévennec  fait déjà l’objet de nombreuses légendes. Un naufragé serait resté abandonné sur le rocher, appelant désespérément à l’aide. Il meurt après  4 jours d’agonie… Pendant la construction du phare vers 1869, les ouvriers qui y travaillent entendent  sans cesse des hurlements soupirants «kerzh kuit» ( « va-t-en » en breton)…Le bruit court dans le Cap-Sizun et les gens du coin attribuent ces voix d’outre-tombe aux supplications des naufragés qui périrent au large de la pointe du Raz au cours des siècles. Le minuscule îlot de Tévennec est considéré comme un lieu maléfique hanté par l’Ankou (an Ankoù en breton), le messager de la mort.

Démence, suicides, morts violentes… Le phare de Tévennec est-il   maléfique ?

Phare de Tevennec en résine
Phare de Tevennec
9.0 x 7.0 x 6.0 cm

Le premier gardien du phare, Henri Guézennec, sombre dans la folie après quelques semaines seulement passées dans les lieux. Par la suite, aucun gardien ne restera plus d’une année sur le rocher  breton… Et pour cause, l’histoire du phare est émaillée de faits divers des plus macabres. Des gardiens qui perdent la raison et se suicident, décèdent dans des circonstances mystérieuses voire violentes, dont l’un avec l’artère fémorale sectionnée en tombant sur un couteau, un autre qui finit découpé en morceau par son épouse qui place les restes dans le saloir du phare, un bébé mort né…En plus de trente ans, ce sont pas moins de vingt-trois gardiens aguerris qui habitent successivement le phare finistérien et demandent leur mutation après avoir été victimes d’apparitions lugubres et de phénomènes inquiétants…

Simples coïncidences, hallucinations dues à l’isolement ou malédiction ? Toujours est-il  qu’un prêtre exorciste est dépêché sur place pour bénir les lieux. Mais rien n’y fait, plus aucun gardien ne souhaite courir le risque d’habiter dans la « tour de la mort » ! Si bien qu’en 1910, le phare de Tévennec devient le premier phare automatisé de France.  L’histoire fait le tour du pays et même la presse étrangère s’empare de la mystérieuse affaire ! Peu à peu, le phare de Tévennec tombe dans l’oubli…

Un nouveau gardien phare en 2016 ?

Pour célébrer les 140 ans du phare de Tévennec en 2015, une campagne de financement participatif a été lancée pour sauvegarder ce monument du patrimoine maritime breton. Pour réunir les fonds nécessaires à sa réhabilitation et en faire, à terme, une résidence d’artistes, un jeune retraité,  Marc Pointud a décidé de vivre 60 jours seul dans  les murs de ce lieu terrifiant isolé en pleine mer, sans eau courante, électricité,  ni chauffage… Loin d’être un chasseur de fantôme et de croire aux histoires de revenants, le président de Société nationale du patrimoine des phares et balises (SNPPB) sera déposé le 27 février 2016 par hélicoptère pour débuter son aventure. Affaire à suivre !

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