Une plongée au cœur des épaves mythiques de Bretagne

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On estime à plus de 2 000 le nombre d’épaves qui reposent dans les eaux bretonnes, dont la moitié n’est toujours pas identifiée : frégates corsaires, navires de la Compagnie des Indes , cargos battant pavillon grec et brésilien, bateaux à vapeur britannique, sous-marins allemands et navires alliés de la première et seconde guerre mondiale…Véritables musées sous la mer, certains d’entre eux sont encore dans un état de conservation remarquable et recèlent des objets de grande valeur historique. Ces épaves suscitent l’enthousiasme des archéologues sous-marins, des plongeurs aventureux passionnés d’histoire et de patrimoine, mais aussi des pilleurs d’épave peu scrupuleux en quête de fortunes de mer.

LA PLUS ANCIENNE :
une frégate corsaire de 300 ans à l’entrée de Saint-Malo

 

La plus ancienne épave des côtes bretonnes et celle de la frégate corsaire la Dauphine construite en 1703 à l’arsenal royal du Havre. Le navire royal de 300 tonneaux croise dans la Manche lorsque l’on perd sa trace dans la nuit du 11 décembre 1704. Il aurait été coulé par la flotte anglaise sur les roches de la Natière, face aux remparts de Saint-Malo. Lors des différentes fouilles, les archéologues ont remonté à la surface neuf canons et près de 2 000 objets.

LA PLUS LÉGENDAIRE :
le Marie-La-Cordelière, invisible et fantasmatique !

 

C’est le Graal des archéologues sous-marins en Bretagne ! Fleuron de la flotte bretonne au XVIe siècle et puissamment armée pour la guerre avec ses 200 canons et 1 000 hommes d’équipage, la Cordelière est construite dans les chantiers navals de Morlaix. Le 10 août 1512, le navire breton livre héroïquement son dernier combat face à une escadre de vaisseaux anglais. Il disparaît des radars quelque part au large de Brest, entre la pointe Saint-Mathieu et le fort du Bertheaume. Après plusieurs campagnes de fouille, on ne sait toujours pas aujourd’hui où est localisée l’épave… De nouvelles recherches sont prévues à l’été 2018.

LA PLUS RECHERCHÉE :
le paquebot « SS Egypt » et sa cargaison d’or !

 

De retour d’Inde et à destination du Royaume-Uni, le paquebot anglais « SS Egypt » navigue à une vingtaine de milles dans le nord-ouest du phare d’Ar Men dans le Finistère lorsqu’il percute La Seine, un vapeur français, le 20 mai 1922. Le « SS Egypt » sombre en moins de 30 minutes avec à son bord 4500 kilos d’or en lingots, 43 tonnes d’argent et 37 caisses contenant 165 000 souverains anglais (monnaie en or), une cargaison aujourd’hui estimée à près 1 135 millions d’euros. Près de 90 % du précieux chargement aurait été renfloué dans les années qui suivirent le naufrage.

Archéologie sous-marine, épaves et trésors : ce que dit la loi

En 2017, un voilier britannique a été pris en flagrant délit alors qu’il effectuait des recherches illicites d’épaves au large de l’île de Sein. Son équipage recherchait les lingots du vapeur anglais « SS Egypt ». (Voir plus haut dans l’article).
Rappelons qu’en France, seul le Drassm (Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines) est habilité à délivrer des autorisations officielles de fouilles et l’autorisation ou non de remonter des objets.

 

L’histoire des épaves et naufrages en Bretagne vous intéresse ?

Consultez la base de données de NAUFRAGES & EPAVES AU PONANT – Société d’Archéologie et de Mémoire Maritime – qui contient des milliers de fiches de navires naufragés sur les côtes Atlantique et de la Manche.

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